Jacques Ancet

Il y a dans tout poème une bouche obscure, muette qui compte. Et ce qu'elle compte c’est l'irréversible qui revient. Elle dit ce qui est là et n’y est pas, ce qui s'éloigne, ce qui s'approche. Elle est la bouche du présent.

Chaque heure est un poème, chaque poème une heure. Un voyage de l'infime, éclats, fils, feux, fraîcheur, moiteur des corps… Vivacité, violence, naissance et mort, un passage de l'insaisissable… La voix de ce qui se tait mais insiste… Le compte de ce qui ne s'ajoute pas mais recommence.

Vingt-quatre heures l'été (1998)